Comment les archéologues font parler les coquillages

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Entrée libre

Conférence de Catherine Dupont, CNRS, université Rennes I. En partenariat avec le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de l’université de Poitiers, UMR 6223, CNRS.

Enregistrement :

L’archéomalacologie est une discipline récente de l’archéologie. Elle a pour but d’étudier les coquillages découverts en contextes archéologiques. Appliquée aux sites médiévaux, cette discipline met en lumière des activités associées aux populations humaines qui ont fréquenté le littoral. Derrière les coquillages, ne se cache pas seulement une manne de nourriture. Certaines des activités liées à cette ressource marine ont été oubliées. À la frontière entre l’archéologie et la biologie, cette discipline est complémentaire des analyses des textes anciens.
Parmi les activités peu connues du Moyen Äge, nous aurons l’occasion de présenter le cas de décoquillage massif des huîtres à proximité du littoral. Cette exploitation de bancs naturels d’huîtres plates Ostrea edulis était massive. Une fois transportée près de la côte, la chair de l’huître était extraite des deux valves pour être exportée dépourvue de coquilles. Des petits gastéropodes aux coquilles spiralées que sont les pourpres Nucella lapillus et les murex Ocenebra erinaceus ont également été utilisés pour faire du colorant. L’archéomalacologie permet aussi de préciser certaines activités. Ainsi, certaines enseignes en coquille Saint-Jacques de pèlerins semblent avoir été taillées. Certains coquillages consommés par le passé sont également boudés actuellement de nos étales.
Au cours de cette conférence nous présenterons comment l’archéolomalacologue fait parler les coquillages : de leur découverte sur les fouilles archéologiques à leur analyse en laboratoire.

Toutes les dates

13 novembre 2012
18 h 30 -> 20 h 30
 

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