Festival Raisons d’agir 2007 “Le travail, pour qui ? Pourquoi ?”

Festival Raisons d’agir 2007 organisé par l’association Raisons d’Agir Poitiers, L’Associo, La Famille digitale et les Yeux d’Izo, en partenariat avec l’association Pour Politis, le cinéma Le Dietrich, l’espace Mendès France, avec le soutien financier de l’université de Poitiers et de la ville de Poitiers.

Conférences, débats, projections et spectacles au programme de cette deuxième édition du festival cette année autour du thème : Le travail, pour qui ? Pourquoi ?

raisondagir2007

> Mardi 10 avril

12h / Inauguration festive

-> Barbecue accompagné du duo d’accordéons “Armelle et Lucas”

-> Hôtel Fumé / Participation libre

18h30 / Conférence-débat : ” Expériences ouvrières et syndicales aux marges du salariat moderne”

-> Avec Michel Pigenet, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1

A partir du constat de la persistance durable de modalités d’embauche et de rémunération maintenues en marge du statut salarial ordinaire, il s’agit de revenir sur les expériences ouvrières et syndicales concrètes, notamment dans les ports, d’une flexibilité dissociée de la précarité.

-> Espace Mendès France / Participation libre

Collation

21h / Lecture-performance « Temps machine et autres textes »

-> La fiction comme chemin vers le réel : lecture performance par François Bon d’extraits de son livre Daewoo

L’histoire a commencé lorsque Charles Tordjman, directeur du Centre dramatique national de Nancy, m’a proposé de l’accompagner rencontrer des ouvrières des usines que le conglomérat coréen Daewoo venait de fermer en Lorraine, après avoir bénéficié d’importants fonds publics pour tenter de compenser, via l’électronique grand public, la fin des aciéries. Où nous comptions rencontrer des voix révoltées, plus personne. Pourtant, un réel sur-documenté, filmé en direct jusqu’à l’incendie de l’usine principale, dont on rend responsable les ouvriers eux-mêmes. Des masses de témoignages, comptes-rendus, notes techniques et analyses. Comment rendre compte sur scène de problèmes sociaux posés à l’ensemble de la communauté, s’ils ne s’expriment pas à la source? A mesure que j’avance dans la perception de cette réalité complexe, mais en partie invisible, le carnet de notes de mon enquête devient un livre, indissociable de la forme théâtre que nous construisons. Qu’est-ce que cela change, en retour, à notre posture d’artiste dans le monde d’aujourd’hui, au rôle ou au travail de l’écrivain ?

-> Espace Mendès France / Participation libre

> Mercredi 11 avril

19h00 / Projection-débat “Filmer le travail”

-> En présence des réalisateurs de « Merceron SCOP-SA »

– Tout doit disparaître de Jean-Marc Moutout, 14’, 1996
A Paris, des travailleurs temporaires attendent un éventuel emploi journalier de déménageur dans une agence d’intérim. Parmi eux, deux novices : un Français, Jean-Pierre, et un Camerounais, Théo. Ils se retrouvent en banlieue pour effectuer, croient-ils, un déménagement ordinaire.

– La Matelassière d’Alain Cavalier, 13’, 1988
Au commencement, il y eut une rencontre : intrigué, en rentrant chez lui, à Paris, par un atelier allumé tard dans la nuit, Alain Cavalier se décide un jour à en pousser la porte. Il fait ainsi la connaissance d’une Matelassière, qu’il revient filmer peu après, accomplissant les gestes de son métier tout en livrant des bribes de sa vie. La Matelassière est le premier portrait d’une série réalisée entre 1987 et 1991, au total vingt-quatre portraits de femmes exerçant des petits métiers de Paris en voie d’extinction, filmés avec une équipe réduite selon le même dispositif modeste, par Alain Cavalier, artisan de cinéma.

– Mon diplôme, c’est mon corps de Cécile Bruneau et Marc Antoine Roudil, 18’, 2005
En psychothérapie depuis janvier 2000, Madame Khôl travaillait comme femme de ménage pour cinq employeurs différents jusqu’au jour où elle fit une chute dans un escalier.

– McDo en grève Paris place d’Italie du Collectif Regarde A Vue, 10’
On connaissait les méthodes de McDonalds concernant l’environnement, la publicité imposée aux enfants, les conditions de travail ainsi que la répression qui frappait tout ceux qui osent hausser le ton pour défendre leurs droits. Septembre 2004, Mc Donalds place d’Italie à Paris : une grève de soutien à un ex-employé injustement licencié pour des raisons factices s’organise dans une boîte qui emploie beaucoup de jeunes et où le taux de syndicalisation très faible.

– Merceron SCOP-SA de Romain Lardot et Gabrielle Gerll, 20’, 2007
Licenciés en juillet 2005 suite à la cessation d’activité de leur entreprise, plusieurs salariés de la société Lafon-Merceron à Châtellerault décident de se constituer en société coopérative afin de tenter de reprendre eux-mêmes leur activité de carrosserie industrielle. Après plusieurs rebondissements judiciaires, le 24 novembre 2005, le Tribunal de Commerce de Bordeaux accepte finalement le plan de reprise proposé par les salariés : « Lafon Merceron » devient “Merceron SCOP SA” et les salariés des coopérateurs. Le film, en cours de réalisation, est une chronique sur le long terme de cette expérience. Discussion, réunions, assemblées générales, les coopérateurs ne travaillent plus pour un patron mais pour eux et doivent totalement repenser leur façon de travailler ensemble.
-> Cinéma Le Dietrich / Participation libre

21h / Projection-débat : « Glissements progressifs vers la lutte »

-> Avec Denis Bourgeois, maître de conférence en esthétique à l’Université de Poitiers

– Classe De Lutte du Groupe Medvedkine de Besançon, 37 mn, 1969
Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine . Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. Comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

– Avec le sang des autres de Bruno Muel, 56’, 1974
Une descente aux enfers. La chaîne chez Peugeot. Son direct et image simple, assourdissante image. C’est là l’essentiel de l’empire Peugeot: l’exploitation à outrance du travail humain; et en dehors, cela continue. Ville , magasins, supermarchés, bus, distractions,vacances, logement, la ville elle-même: horizon Peugeot.

– La charnière, son seul d’Antoine Bonfanti, 13’, 1968.
La réaction sonore des ouvriers suite à la première projection de A BIENTOT J’ESPERE de Mario Marret et Chris Marker. Ce événement donnera ensuite naissance au Groupe Medvedkine de Besançon.

-> Cinéma Le Dietrich / Tarif plein : 5,50€ – Tarif réduit : 4€ – Tarif Groupe : 3,50€ – Tarif très réduit : 2,30

> Jeudi 12 avril

14h / Projection-débat : Coûte que coûte de Claire Simon, 105’, 1995

Lorsque l’histoire commence, Jihad vient de monter une petite boîte de plats cuisinés, dans la zone industrielle de Saint-Laurent-du-Var, à coté de Nice. Ca fait six mois qu’il produit et vend aux grandes surfaces des farcis niçois, de la paella, du poulet basquaise, des bricks, mais il a déjà dû licencier du personnel… Les employés qui restent : Fahid, Toufik, Madanni (les cuisiniers), Marouan (le livreur) et Gisèle (la secretaire, emballeuse, étiqueteuse) s’adaptent à l’adversité, car ils veulent tous la réussite de la boîte.

-> Cinéma Le Dietrich / Participation libre

18h30 /Conférence-débat : « Le droit comme outil des luttes sociales ? »

-> Avec Laurent Willemez, maître de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers

Alors que le droit du travail subit une offensive sans précédent du fait de la dérégulation du marché du travail et du désinvestissement croissant de l’Etat, la justice devient de plus en plus souvent une arène des luttes sociales. Pour quelles profits et dans quelles limites ?
-> Mendès France / Participation libre

Collation

21h / Projection-débat : « Travail et travailleurs aujourd’hui »

-> Avec avec Michel Pialoux, sociologue, Centre de Sociologie Européenne

– Ouvrier… c’est pas la classe, Patrick Jan, 52′, 2002
Le film décrit les mutations du monde ouvrier observées depuis Sochaux- Montbéliard, où Peugeot et ses entreprises de sous-traitance sont en situation de mono employeurs. Plusieurs générations, dans une même famille, ont passé leurs vies sur les chaînes de montage automobile. Mais au fil du temps et avec l’évolution du contexte socio-économique, les comportements et les réactions ont changé au sein de la classe ouvrière, ainsi que les mentalités : la logique individualiste et de concurrence prime désormais chez les jeunes ouvriers et prend la place des réflexes de solidarité.

-> Espace Mendès France / Participation libre

23h / Soirée festive

-> Avec Cabasa (jazz manouche) en concert,

-> Salle Roche d’Argent / Participation libre

> Vendredi 13 avril

14h30 / Projection : Coûte que coûte de Claire Simon, 105’, 1995

-> Cinéma Le Dietrich / Participation libre

> Où est-ce que ça se passe ?

– Hôtel Fumé 8,rue René Descartes Poitiers
– Espace Mendès France, 1 pl. de la Cathédrale, Poitiers
– Cinéma Le Dietrich, 34 bd Chasseigne, Poitiers
– Salle de la Roche d’Argent,1 rue Roche d’Argent Poitiers

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10 avril 2007 -> 13 avril 2007 :
 

1 commentaire

  1. […] trois éditions consacrées aux rapport des classes populaires au politique en 2006, au travail en 2007 et à mai 1968 en 2008, le festival abordera cette année la question des espérances […]

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