Histoire, psychologie, philosophie et littérature en France au milieu du XIXe siècle : les sciences de l’homme avant leur institutionnalisation universitaire

Conférence de Nathalie Richard, maitre de conférences en histoire des sciences, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Centre Alexandre Koyré.

Les savoirs sur l’homme, ceux que nous appelons désormais les sciences humaines et sociales, ne se sont que très tardivement constitués en disciplines académiques distinctes. Avant la fin du XIXe siècle, « sociologie », « histoire », « psychologie » – voire philosophie et études littéraires – constituent un ensemble complexe, souvent pensé comme un tout dont les diverses parties concouraient à la constitution d’une science de l’homme unifiée. Il en va ainsi par exemple chez Ernest Renan, Hippolyte Taine et Alfred Maury, auteurs parmi les plus influents dans la période du Second Empire, dont la pensée a profondément marqué ceux qui ont contribué, quelques décennies plus tard, à l’institution universitaire des sciences humaines et sociales modernes.

Selon quelles modalités le statut scientifique d’une science de l’homme est-il alors envisagé ? Une spécificité par rapport aux sciences de la nature lui est-elle reconnue ? Comment s’envisage et s’opère le concours des parties à la construction d’un savoir global sur l’homme ? Des différences entre ces parties sont-elles pensées ou non ? Une hiérarchie entre elles est-elle établie ?

Enregistrements :

Conférence

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22 novembre 2007 :
18 h 30 -> 20 h 00
 

2 Commentaires

  1. la litterature francaise en son ensemble vaut tous l;or du monde.j »aime la france et ses cultures

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