Écrire à partir de photographies

Crédits: Maggie Isley

jeudi 2 avril 2026 à 14h00 Poitiers (UFR Lettres et langues)

Tous publics.
Gratuit.

jeudi 2 avril 2026
de 14h00 à 15h30
UFR Lettres et langues Bâtiment 3 – 1 Rue Raymond Cantel, 86000 Poitiers

Rencontre avec Hélène Giannecchini, écrivaine, commissaire d’expositions et maîtresse de conférences en histoire et théorie de l’art contemporain, université de Lille, et Hélène Gaudy, autrice, enseignante dans le master Création littéraire, université Paris 8 et plasticienne de formation.

En s’immergeant dans des lieux et en cherchant à les saisir, Hélène Gaudy pense le matériau photographique comme un objet de mémoire. Ses romans ont pour point de départ narratif des objets photographiques, dont elle souligne la matérialité et l’état de conservation. Chez elle, l’exploitation de l’archive est réinvestie dans un projet littéraire, d’où elle travaille les questions de la prise de vue, de la trace, du déplacement…

Au-dessus de son bureau, Hélène Giannecchini constitue, durant tout le processus d’écriture d’un livre, un véritable mur d’images aux provenances diverses. De leurs zones d’ombres, des questions surgissent et déclenchent la fiction. Dans ses textes, l’auteure occupe une position de regardeuse d’images : elle est celle qui manie les archives afin de faire revivre, par le récit, des vies oubliées.

La place centrale qu’occupe la photographie dans les œuvres d’Hélène Gaudy et Hélène Giannecchini invite à questionner le rapport que peut entretenir la littérature avec celle-ci. Quel regard est porté sur les photographies et comment irrigue-t-il l’écriture ? Quelle mise en scène des images, de leur matérialité ? Quels mots pour en parler ?

Hélène Gaudy est plasticienne de formation, autrice et enseignante dans le Master de Création littéraire de l’Université Paris-8. Elle a publié plusieurs romans qui explorent les lieux, les images et leurs résonances dans l’écriture. C’est le cas d’Un monde sans rivage (Actes Sud, 2019), dont le point de départ est la découverte d’une pellicule photographique sur l’archipel du Svalbard. En 2020, Villa Zamir (Sun/sun) explore la villa d’Albert Khan et ses Archives de la Planète. Son dernier roman Archipels (Éditions de l’Olivier, 2024) figure parmi les quatre finalistes du prix Goncourt et explore sa relation avec son père à partir d’un ensemble d’objets.

Hélène Giannecchini est écrivaine, commissaire d’expositions et maîtresse de conférences en histoire et théorie de l’art contemporain à l’université de Lille. Elle est spécialiste des rapports entre texte et image. Son dernier ouvrage Un désir démesuré d’amitié (Seuils, 2025) mêle souvenirs personnels, épisodes biographiques et trouvailles photographiques, tout en questionnant la mémoire queer et le sentiment d’amitié. Sa dernière exposition Nous Autres (BAL, 2025) présente un dialogue entre ses textes et les photographies de Donna Gottshalk à propos de la communauté LGBTQ+ américaine des années 1970.

Dans le cadre des Amphis des Lettres au présent, en partenariat avec l’UFR Lettres et langues de l’université de Poitiers, sous la direction scientifique de Stéphane Bikialo, professeur en langue et littérature françaises ; Robert Bonamy, professeur des universités en études cinématographiques, et Anne- Cécile Guilbard, professeur en littérature française et esthétique, ainsi que le cycle Bicentenaire de la photographie 2026-2027, coordonné par Anne-Cécile Guilbard.

Et aussi