Quelle place pour la science dans les mutations des territoires ?

vendredi 20 novembre 2009

A l’occasion de la 16e édition de la Fête de la Science, l’Espace Mendès France vous invite à participer, le vendredi 20 novembre de 9h à 12h30, dans ses locaux, à une table ronde – débat public sur le thème « Quelle place pour la science dans les mutations des territoires ? »

L’une des principales missions que s’est fixée l’Espace Mendès-France, et qui est inscrite dans le Contrat de Projet Etat – Région, est de contribuer à la diffusion de la culture scientifique dans les territoires de Poitou-Charentes. Cette mission place le centre de culture scientifique, technique et industrielle au cœur d’un réseau régional et européen de partenaires institutionnels, d’entreprises, d’éducateurs et de producteurs scientifiques pour lesquels l’action culturelle et éducative ainsi que le partage de la connaissance sont des composantes essentielles du développement économique et social de la région.

Pour assurer cette mission, il est nécessaire de s’interroger : comment la science et ses productions peuvent-elles offrir à tous les habitants, à toutes les générations et à tous les citoyens habitant et travaillant dans les territoires la possibilité d’acquérir plus de connaissances ou de valoriser ces connaissances dans leurs activités économiques et sociales ?

Comment la science et ses productions peuvent-elles offrir la possibilité de partager le savoir au profit d’une meilleure compréhension du monde où nous vivons et d’une plus grande maîtrise des mutations qu’il connaît et qui impactent quotidiennement les territoires ?

La science et ses productions peuvent-elles constituer un des ressorts fondamentaux du développement territorial ?

Pour toute information complémentaire contacter : Agnès VEILLON au 05 49 50 33 00 ou par mail agnes.veillon@emf.ccsti.eu

Programme

« Quelle place pour la science dans les mutations territoriales ? »

Table ronde – débat public

Vendredi 20 novembre de 9h à 12h30 à l’Espace Mendès-France de Poitiers

Depuis de nombreuses années, l’Espace Mendès-France mobilise chercheurs, experts et producteurs de connaissances scientifiques pour des rencontres, des débats mais aussi des programmes partagés avec les citoyens, les acteurs publics ou les décideurs qui s’intéressent ou contribuent au développement économique et social des territoires de Poitou-Charentes.

Quelle que soit la forme que peuvent prendre ces échanges ou ces coopérations (la forme la plus récente étant la tenue à Poitiers de l’Université européenne et internationale d’été qui a réuni quelques trois cents personnes pendant trois jours sur la question du « développement durable » et de son dépassement), le constat est récurrent : aujourd’hui les chercheurs sont de plus en plus présents au cœur des stratégies territoriales alors que les acteurs politiques sont de plus en plus concernés par les mutations scientifiques et technologiques. Beaucoup de sujets nécessitent des approches scientifiques et l’apport de chercheurs dès qu’on engage une réflexion sur telle ou telle question.

Les travaux du Grenelle de l’environnement, dont le contenu scientifique était très affirmé, ont montré que la séparation traditionnellement convenue entre, d’une part, les réflexions et les préconisations d’experts et de scientifiques qui ne seraient pas concernés par les stratégies politiques et, d’autre part, les visions ou les décisions d’acteurs ou de responsables du développement territorial qui ne seraient pas attentifs aux résultats des travaux des chercheurs, était une dissociation largement dépassée.

Les travaux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), souvent cités, sont également emblématiques du rapprochement, voire de l’hybridation, entre le scientifique, le stratégique et le politique.

L’affirmation du caractère scientifique d’une question influe alors sur les façons de poser les problèmes, de comprendre les enjeux, de concevoir les démarches, de construire les scénarios et les visions. En même temps, les incertitudes de la connaissance, les approches et les points de vue variés des experts et des chercheurs ont besoin d’être confrontés aux réalités des territoires, aux questions de controverse et d’acceptabilité sociale ou économique.

Des travaux de prospective territorialisés et les débats qui en résultent peuvent ambitionner de rapprocher concrètement les « mondes scientifiques » avec les populations, les acteurs et les services locaux.

Ainsi, une prospective ou une prévision de l’élévation du niveau des mers et des phénomènes climatiques extrêmes susceptibles d’y être associés et qui risquent de survenir et d’avoir des effets sur les milieux et les activités littorales et côtières du Poitou-Charentes, a besoin de s’appuyer sur toute une série de connaissances climatiques, océanographiques, géomorphologiques…

Ces connaissances, qui comportent de grandes marges d’incertitude, sont à décliner en fonction des réalités locales : culturelles, humaines, géographiques, socioéconomiques ou « écosystémiques ».

Une connaissance spécialisée et interdisciplinaire appliquée à un territoire détermine alors sensiblement la nature du diagnostic que l’on peut porter sur telle ou telle question et oriente le choix des scénarios ou des perspectives de développement.

Comment cette irruption de la science et des chercheurs dans le développement territorial se traduit-elle dans la conception, la préparation et la mise en œuvre des projets conduits par les collectivités locales ?

Quelle place ont tenu et tiennent aujourd’hui la production et la diffusion des connaissances scientifiques dans le développement des régions ?

L’innovation et la créativité, facteurs clés du développement économique et social, sont-elles favorisées par la valorisation des connaissances scientifiques ? Dans quelles circonstances ? Sous quelles formes ?

La science peut-elle apporter sa contribution à la nécessaire approche pluridisciplinaire et à la non moins nécessaire dimension culturelle du développement d’un territoire ? Par quelles voies ? Dans quel cadre politique ?

C’est pour leur demander d’exposer leur analyse de ce sujet et d’apporter leurs réponses à ces questions que nous avons sollicité, pour participer à cette table ronde – débat :

  • Alain BERESTETSKY, ancien directeur de la Fondation 93, conseiller culturel de l’Espace Mendès-France,
  • Olivier BONNEAU, vice – président de l’Université de Poitiers, chargé de la recherche,
  • Yves CENATIEMPO, professeur à l’Université de Poitiers, co-fondateur, ancien président et conseiller scientifique de la Société BioCydex,
  • Bernard CHARBONNEAU, conseiller général, maire de Ruffec, président de la Communauté de communes,
  • Elie FAROULT, directeur scientifique de l’unité « Analyse économique et Prospective », direction Générale Recherche de la Commission européenne,
  • Eric GAUTIER, président du Conseil général des Deux-Sèvres,
  • Françoise MENARD, vice – présidente du Conseil régional du Poitou-Charentes,
  • Didier MOREAU, directeur général de l’Espace Mendès-France.

Débat animé par Jean-Pierre MICHEL, responsable du pôle recherche-développement de l’Espace Mendès-France.

Enregistrement audio de la matinée

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