Une histoire panafricaine

Crédits: Myriam Makeba

mardi 24 février 2026 à 18h30

Tous publics.
Gratuit.

mardi 24 février 2026
de 18h30 à 20h00

Conférence performée avec Elara Bertho, chargée de recherches CNRS, laboratoire Les Afriques dans le Monde, et Hakim Bah, auteur, metteur en scène et comédien.

En 1968, la chanteuse africaine la plus célèbre du monde et le leader du mouvement Black Power décident de s’installer en Guinée. À partir de leur installation à Conakry commence une toute nouvelle histoire, bien moins connue et racontée que leurs trajectoires américaines. Dès qu’ils sortent des radars new-yorkais, c’est comme s’ils disparaissaient des histoires officielles. Pourtant, Miriam Makeba et Stokely Carmichael passent plusieurs décennies en Guinée et redoublent d’activité. Tous deux, l’une par la chanson, l’autre par l’action politique, se mettent au service de Sékou Touré, de Kwame Nkrumah et de la construction d’un panafricanisme concret.
Cette conférence performée, à deux voix, vise à faire entendre de nouveau ces deux voix intensément engagées. De Conakry à Alger, Lagos, Tripoli, mais aussi New York : c’est tout un réseau de connexions intellectuelles et artistiques, dans et depuis l’Afrique, que cette conférence performée entend faire revivre.

Elara Bertho est chargée de recherches au CNRS au laboratoire Les Afriques dans le Monde. Elle a publié Un couple panafricain. Miriam Makeba et Stokely Carmichael en Guinée (Rot Bo Krik, 2025) et Conakry, une utopie panafricaine (Cnrs éditions, 2025).

Hakim Bah est auteur, metteur en scène et comédien. Ses œuvres ont été distinguées par de nombreux prix dont le prix RFi théâtre pour Convulsions (2016). Il est directeur artistique du festival L’univers des mots à Conakry, en Guinée. Il a notamment écrit sur l’histoire politique de la Guinée, comme dans Le cadavre dans l’œil (Lansman, 2013).

Dans le cadre du cycle Arts, décolonisation et migrations, en partenariat avec le laboratoire Migrinter – CNRS, université de Poitiers ; le laboratoire MIMMOC, université de Poitiers, Filmer le travail, et l’Institut des Afriques.

Et aussi