Table ronde avec Hannah Gautrais, doctorante en sociologie, ENS de Lyon ; Caroline Le Roy, docteure en sciences de gestion ; Yves Caubet, maître de conférences, laboratoire Écologie et biologie des interactions, université de Poitiers, et Xavier Capet, directeur de recherches, laboratoire LOCEAN-CNRS.
Changement climatique, effondrement de la biodiversité, pollutions multiples… En parallèle de la production de connaissances, des scientifiques en climatologie, écologie et d’autres disciplines ressentent le besoin d’agir autrement.
Cet engagement peut prendre des formes multiples : sensibiliser, alerter, manifester, voire même prendre part à des actions de désobéissance civile. Mais quelle posture adopter au regard des objectifs académiques, du jugement des pairs, des attentes de la société ? S’agit-il d’un droit ou d’un devoir ? Et pour quels résultats ?
Ces questions sont particulièrement sensibles alors que l’éco-activisme progresse et suscite parfois de vives réactions : adhésion, soutien, mais aussi appréhension, voire rejet radical.