Revue de Presse : Fabien Maheu, ovni culturel

Actualisé le 27 avril 2015 à 21 h 33.

Dans la rubrique L’homme de la semaine, La Nouvelle République du 27 avril consacre un intéressant article à la résidence artistique Animo Plex en cours  au Lieu multiple à l’EMF.

Alexandra Gaudechaux, Fabien Maheu, Alexis Manuel, Guillaume Michelet, comédiens multicartes. - dr

Alexandra Gaudechaux, Fabien Maheu, Alexis Manuel, Guillaume Michelet, comédiens multicartes. – dr

La résidence de la compagnie de Fabien Maheu, Animo Plex, s’achève ce jeudi par une présentation publique. Des artistes difficiles à caser.

Fabien Maheu et les trois comédiens de la compagnie Animo Plex achèvent cette semaine leur résidence de création au Lieu Multiple/Espace Mendès-France à Poitiers. Pendant un mois, ils ont planché sur le spectacle qui ne sera pas abouti avant un an, après plusieurs autres résidences à Cergy, Issy-les-Moulineaux et Malakoff. Pourquoi Poitiers ? D’une part, parce que le fondateur de la compagnie est poitevin. Un cursus universitaire dans le cinéma à Poitiers et Paris, prolongé par des contrats dans des boîtes de production audiovisuelle, une passion pour le théâtre dès le lycée, la création de sa compagnie en 1991…

Théâtre, poésie sonore, art numérique s’emmêlent

Mais surtout, c’est depuis 2009 que Marika Boutou et l’équipe du Lieu Multiple s’intéressent à Fabien Maheu dont les créations font figure d’ovni culturel inclassable. « On a eu un coup de cœur pour son travail atypique, original, intéressant, s’enflamme Marika Boutou. C’est passionnant d’être présent au tout début de la création. On espère bien montrer le spectacle abouti en 2016… »
Alors, c’est quoi cette création atypique ? « Le but est de mêler trois traditions : le théâtre, la poésie sonore et l’art numérique », précise Fabien Maheu qui a déjà sévi dans ce genre indéfinissable avec « Que du blanc ». Cette fois, il crée « Indigo », qui reçoit l’aide de la Région et des coproducteurs comme le Lieu Multiple. « Il y a une histoire, explique l’auteur. En cours d’élaboration. Elle tourne autour d’un personnage féminin central dont on explore en partie l’univers mental. » Reste que cette partie théâtrale sert de prétexte à l’exploration d’univers autres. « Le texte n’est pas l’élément premier. Ce qu’on vise, c’est une complémentarité la plus naturelle possible entre différents moyens d’expression. » Ainsi, les comédiens sont aussi techniciens, informaticiens, vidéastes… « On utilise le jeu du comédien, la voix avec une certaine musicalité et une manière atypique de dire le texte, la vidéo intimement entrelacée avec le jeu des comédiens, et l’ordinateur qui déclenche des actions… On en est aux prémices. »

Une ébauche publique

Voilà qui est bien mystérieux et qui donnera lieu jeudi à une présentation d’une ébauche. « Un petit bout de machin d’une vingtaine de minutes qui n’a de sens que si s’ensuit une discussion avec le public. » Ce qui est sûr, c’est qu’on sera surpris. « Je me souviens avoir pris une claque, argumente Marika Boutou. On ne sait pas vraiment ce qu’on a vu, mais on en sort interpellé. » Laissez-vous tenter par ce truc hors normes qui ne rentre pas dans les cases…

Présentation publique jeudi 30 avril à 21 h à l’Espace Mendès-France à Poitiers. Entrée libre sur réservation au 05.49.50.33.08.

Laurence Mondon Samit

 

 

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